Il y a quelques temps je vous avais parlé de la Haute-couture et de l’importante relation qu’elle entretient avec le vedettariat. À travers les mythes et la publicité accordés tant aux créateurs qu’aux fameuses clientes médiatisées, il est intéressant de noter que le prestige du créateur compte beaucoup plus que l’habit créée. Les témoignages d’anciennes clientes de Charles Frédérick Worth ventant ce dernier comme un « génie » en sont un exemple. Le XIXème siècle nous a montré à quel point le lien entre la couture et la réputation était importante mais s’il y a bien une époque où l’on parle de Haute-couture et de Grand couturier, c’est le XXème siècle. Mais comment est-on passé d’une mode dite « à la Worth » à celle que l’on connaît aujourd’hui ?
Aujourd’hui, on va se questionner sur la façon dont la Haute-couture bascule d’une époque à l’autre.
Le XIXe siècle : Une mode du « Trop de tout »
Le tout début du XXème siècle n’est pourtant pas réputé pour son innovation en matière de mode. Bien que le chiffre d’affaire soit bien portant, des soieries lyonnaises à la maison Worth, la mode féminine européenne est surtout réputée comme étant une mode historicisante. C’est à dire, elle ne fait que référencer la mode du passé avec ses manches ballons très bouffantes, ses faux-culs inspirés des paniers du XVIIIème, ses tailles de guêpes compressées par des corsets, ses jupes plissées aux multiples couches et surtout ses chapeaux aux bords larges, recouverts de plumes d’autruches et de fleurs. Ce cahier des charges vestimentaire s’inspire à la fois de la Renaissance et du règne de Marie-Antoinette. Bref, des époques vestimentaires hautement réputées pour leur luxe.
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Vous l’aurez compris à travers ces deux exemples d’images, la Mode ne semble pas beaucoup évoluer en 15 ans. On dira des créateurs les plus en vogue de cette époque:
« Encore et toujours leur visée est distinction et coquetterie, mais leur source d’inspiration s’arrête au XVIIIème siècle. »
Latour A. « Magiciens de la mode », Paris, René Julliard, 1961
Et cela est bien connu, la mode féminine du XIXème est une mode extrêmement chargée (tissus, épaisseurs, accessoires, pressions). Au contraire de la mode masculine réclamant une silhouette simple aux couleurs sobres, on souhaite des femmes aux tenues voyantes, distinguées et coquettes. Et pourtant, cette mode apparaît aujourd’hui comme le symbole d’une pression sociale pour les femmes. Pression qui est véhiculé notamment à travers le cinéma. Il est commun de voir d’un côté, des films traitant du XIXème avec des scènes de laçage de corsets assez rudes et de l’autre, des biopics sur Chanel et Yves Saint Laurent que l’on montre comme des libérateurs des femmes par leur recherche de la simplification.
Donc que ce soit à travers la Mode, l’Histoire culturelle, les mœurs et la Pop Culture, le XXème siècle apparaît comme un siècle d’épuration, de simplification et même de libération du corps dans le domaine de la Haute-Couture.
Quitter le XIXème siècle…
La transition qui relie la mode du XIXème et celle du XXème est marquée par des expériences qui se sont opérées durant les années 1900-1910. Paris connaît une effervescence culturelle mêlée de mouvements avant-gardistes, de modes orientales et d’innovations techniques. Cette époque se retrouve donc témoin de créateurs osant remettre la Mode en question.
Le créateur/costumier/Grand couturier est donc montrée comme une figure d’artiste libérateur et le premier du siècle à être doté d’une telle réputation, c’est Paul Poiret.

Assistant des couturiers tels Camille Doucet et les fils Worth en tant que « dessinateur exclusif » (une sorte de proto-styliste), il essaye d’apporter un style innovant. Il lui arrive très souvent de dessiner pour le théâtre où il habille des artistes telles que Réjane avant de se mettre à son propre compte en 1903.
Son principal souci de création s’oriente vers le côté pratique de l’habit. Dans ses témoignages, il regrette la mentalité dominante au sein de la mode qui selon lui « a toujours refusé de faire une certaine qualité de robes, pour laquelle il ne sent de goût, des robes simples et pratiques, qui pourtant, nous sont demandés. » Il faut noter également que Paul Poiret s’affirme dans une « Belle Époque » où les frontières entre l’Industrie, les arts décoratifs, la Mode et l’artisanat sont de plus en plus floues. Voilà depuis quelques temps que l’on lit des théoriciens d’autres disciplines comme William Morris ou Gottfried Semper, parler de l’industrie comme d’un nouveau moyen de faire de l’Art, un corps de métier plus complet afin de lui donner une portée plus sociale.
En dehors de ça, même au temps où il travaillait pour les frères Worth, Poiret témoignait d’une confrontation entre la Haute-couture et les nouvelles occupations des femmes : Le sport, la bicyclette, les bains de mer, les déplacements plus fréquents, l’invention du soutien-gorge. Ces nouvelles activités revendiquées par les femmes des milieux aisés amènent des maisons de couture et des créateurs comme Poiret à remettre en question leur manière de concevoir la silhouette féminine.

Le principal Haut-Fait que l’on attribue à Poiret, c’est l’abandon du corset. À travers l’utilisation de lingerie à baleines beaucoup plus légère ainsi que du soutien-gorge, on tente de populariser une nouvelle silhouette dépourvue des multiples couches de jupons et du corsage. Le corps est affiné. Une ceinture dessine la taille est élevée en dessous de la poitrine. On utilise d’avantage de tissus plus légers, de couleurs beaucoup plus vives comme le jaune citron. On s’inspire de l’esthétique orientale et du japonisme, en particulier des kimonos afin de constituer ce qui sera appelée la ligne « fuseau ».

La particularité de Poiret est également le fait qu’il agit également en directeur marketing. Ses stratégies commerciales rénovent le contact avec les clients potentiels. Il décide par exemple de quitter la place Vendôme, quartier des tailleurs des couturiers par excellence afin d’emménager dans un quartier aux maisons plus spacieuses et aux jardins plus verdoyants. Il utilise sa nouvelle demeure pour organiser des soirées costumées à thèmes ce qui attire tout une nouvelle clientèle. Les invités assistent à des animations théâtralisées qui dévoilent tout l’art de la maison Poiret. Le grand couturier s’embarque également dans des voyages d’affaires à l’étranger où il fait défiler une petite équipe de mannequins pour présenter ses créations dans les capitales d’Europe et d’Amérique du Nord. Il crée également en 1911 une maison de parfums appelée la maison Rosine dans le but de concevoir autant de nouvelles eaux de toilettes que les flacons.

En résumé, l’exemple de Paul Poiret nous donne les bases du nouveau créateur qui se doit de respecter les règles suivantes :
- Prendre à contre-sens les canons esthétiques contemporains: en gros, assumer une image contestataire qui fait réagir l’entourage.
- Entretenir un capital culturel : Consacrer du temps à la documentation que ce soit dans les bibliothèques, les musées ou les théâtres afin non seulement d’acquérir une culture pouvant servir de source d’inspiration mais également de maintenir un réseau social actif.
- Entretenir l’idée d’Art Total : Amenant à collaborer avec des artistes et des concepteurs d’autres disciplines
- Penser et agir comme un entrepreneur: savoir gérer, communiquer, cerner les différents types de clients pour mieux vendre.
- Tester d’autres disciplines et d’autres médias (parfums, théâtres, catalogues événements) pour toucher de nouveaux publics.
Ces règles vont participer à la définition du nouveau Grand-couturier des générations à venir.
…pour entrer dans le XXème siècle
Les avis sont souvent très divisés au sujet du début « officiel » de la Haute-couture contemporaine. Une bonne moitié l’octroie à Paul Poiret, l’autre majorité à Gabrielle Chanel. Et bien que la mode fut également marquée par d’autres créateurs comme Mariono Fortuny, Esla Schiaparelli ou Jeanne Lanvin, il est intéressant de se pencher sur la manière dont Mademoiselle Chanel a marqué les esprits pour être aujourd’hui encore, considérée comme l’annonciatrice officielle de la « Mode contemporaine », par une large majorité.

Il faut dire qu’aujourd’hui encore, la maison CHANEL est considérée comme LA référence en Haute-couture. Avec son chiffre d’affaire de 11 milliards d’euros (en 2018), les actuels propriétaires de la maison, les frères Wertheimer font partie au moins des 6-7 plus grandes fortunes de France. Aujourd’hui, la maison Chanel est renommée à la fois pour la Haute-couture, le prêt-à-porter, la lunetterie, la parfumerie, la joaillerie, l’horlogerie, le maquillage et le cosmétique. Sa direction artistique est aujourd’hui assurée par la couturière Virginie Viard suite au décès de Karl Lagerfeld.
Mais revenons à Gabrielle.
À la base modiste (fabricante de chapeaux) issue de conditions modestes, elle bénéficie d’un soutien financier d’un protecteur et lui fait un emprunt afin de pouvoir ouvrir une boutique de chapeaux en 1910 à Paris. Ses premières créations sont très tôt réputées comme étant à contre-courant.

Dés son « commencement » chez son protecteur Étienne Balzan, elle se fait remarquer dans les soirées mondaines avec sa façon de s’habiller et sa posture très « masculines ». Elle montre également aux milieux bourgeois et aristocrates ses chapeaux de pailles qu’elle confectionne elle-même, ce qui attire les curiosités ainsi que des commandes. Si on compare cette photographie de la revue Les Modes avec les chapeaux des premières illustrations datant de 1890 et de 1905, on constate la simplicité de ce chapeau qui ne comporte que des bords larges et une plume, ce qui ne devait pas laisser indifférent à l’époque. Comme le dit Karl Lagerfeld à ce sujet « Si vous n’avez pas tout un jardin sur la tête, ce n’était presque pas bien ». Merci Karl.
Ce qui définit la Mode de Chanel, ou plutôt le style Chanel, c’est à la fois cette radicalisation de la simplicité mais en même temps cette inspiration du masculin.
Ces photos ci-dessus montrent les plus célèbres tenues de Chanel inspirées des codes vestimentaires masculins. À une époque où la simplicité vestimentaire féminine n’était « réservée » qu’aux femmes de couches sociales très modestes (boutiquières, ouvrières, paysannes, domestiques, religieuses) Chanel vous l’aurez compris, souhaite faire de la simplicité la définition même de l’élégance, en réponse aux modes précédentes trop chargées. Cette recherche de simplicité puisée dans le vestiaire masculin des couches populaires et bourgeoises a donné vie à des habits iconiques gravés dans l’imaginaire collectif comme la veste en tweed munie de poches plaquées ou bien la marinière qui s’est aujourd’hui normalisée.
Dans son ouvrage sur la Haute-couture, l’auteure Guénolée Milleret compare les inspirations de Jeanne Lanvin avec celles de Coco Chanel :
« Familière des bibliothèques, Jeanne Lanvin collecte avec avidité gravures, étoffes anciennes, reproductions d’œuvres d’art et trouvailles diverses […] Gabrielle Chanel, quand à elle, ne recherche pas dans les musées les formules clés de son langage. Le passé? Elle l’efface à coup de gomme pour dessiner une silhouette que personne n’avait osé imaginer […] la jeune couturière trace la voie qui mène au XXème siècle. »
MILLERET Guénolée, « Haute-couture, Histoire de l’industrie du luxe et de la création française, des précurseurs à nos jours« , Édition Eyrolles, Paris 2015, p. 77
Cette citation ne fait que renforcer la pensée de Chanel elle même qui affirme que la Mode « C’est en avant, pas en arrière » (entretien vidéo à 1 : 17).
On pourrait donc utiliser cette conception de la recherche de la nouveauté pour la comparer avec la conception de Paul Poiret, celle d’une mode de références.
Cette comparaison entre Denise Poiret, épouse et mannequin de Paul Poiret, avec Mademoiselle Chanel, illustre cette transition entre le stylisme du XIXème et le stylisme du XXème.
Le stylisme du XIXème siècle est historicisant. Depuis la mode du Directoire, inspirée de la période gréco-romaine, jusqu’à Paul Poiret, tout est référence à l’Histoire. Le Romantisme, la construction du passé nationale, mais également l’Empire Colonial et la culture que cet empire a engendré, ont toujours plongés les regards à la fois en arrière et ailleurs. Et bien que Paul Poiret souhaite proposer quelque-chose de nouveau, ses créations sont toujours influencés par les cultures dans lesquelles il a évolué. Des cultures « dix-neuvièmistes. »
On peut donc opposer un Paul Poiret référentiel, une mademoiselle Chanel qui invente malgré ses paradoxales inspirations dans l’esthétique Byzantine ou bien des les mosaïques de l’Abbaye d’Aubazine.
Ce qui qualifie donc Chanel, comme ce qui qualifie la Haute-couture du XXème siècle, c’est ce paradoxe assumé entre le référentiel et la soif du nouveau, entre l’avant et l’arrière, entre la recherche de simplicité et la recherche de détails distinctifs.
Le but de cet article n’est pas de vous présenter Chanel comme LA personne ayant permis l’entrée dans la mode du XXème siècle mais de vous la montrer comme l’illustration d’une nouvelle génération de maisons innovantes, épousant la femme du XXème siècle. Et surtout, lorsque le parcours de Chanel est narré, il est très commun de voir que ce sont ses débuts qui sont mis en valeur. Ses activités pendant l’Occupation ainsi que la réputation de sa maison pendant l’Après-guerre sont moins mis en valeur. Aujourd’hui la marque Chanel est très renommée, le parcours de la styliste est glorifié mais ce n’était pas le cas dans les années 1970, ni durant les années 80 par exemple où Chanel (tant la femme que la marque) était réputée obsolète. Cette mauvaise réputation vient en partie du fait que Chanel ait rejeté les nouvelles modes des années 50-60, à savoir les mini-jupes et les jeans. Bref.
Conclusion
J’ai voulu reposer cet article sur la comparaison entre Paul Poiret et Gabrielle Chanel, car il me semblait important d’insister sur leur implication dans la transformation de la Haute-couture et de son image. Paul Poiret, élève de Worth et de Doucet, est symbolisé comme la fin du XIXème siècle car il insiste sur l’usage d’un système de sous-vêtements féminins novateurs qui permet l’abandon du corset mais insiste sur une mode aristocratique. C’est cet abandon progressif du corset qui incite à de nouvelles créations. Quand à Chanel, son inspiration pour la vêtement populaire et masculin a participé à la création d’une nouvelle silhouette.
Cette inspiration entraîne également une modification des mœurs et il n’est pas étonnant durant les décennies qui viennent, de voir la mode masculine et la mode féminine s’entremêler pour donner suite à une mode androgyne qui triomphe aujourd’hui. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la mode des années 1910-1920 est surnommée dans l’ouvrage de Catherine Örmen, la mode de la « Garçonne ».
Bien-sûr cette volonté de simplification de la vie des femmes n’est pas venue comme ça, durant le vivant de Chanel, les suffragettes obtenaient tout juste le droit de vote au Royaume-Uni et la Guerre avait prouvé « officiellement » l’importance des femmes dans la société. Le contexte des années 20 est animé par un raz-le-bol de la part des femmes qui souhaitent s’afficher autrement. Et ça, c’est surtout le cas dans les grandes villes d’Europe et d’Amérique du Nord, là où la Mode est le plus suivie.
Ce qui définie la Haute-couture du XXème siècle à travers les exemples de Poiret et de Chanel ce seraient les critères suivants :
- L’entretien d’un personnage médiatique et contestataire
- Un discours critique de la mode la plus médiatisée
- La fréquention des autres disciplines artistiques
- L’entretien paradoxale entre l’inspiration d’hier et d’ailleurs et à la fois le désir du nouveau
- L’épuration totale du vêtement et en même temps la recherche des détails
- l’équilibrage entre le fonctionnel et le superflu
- l’androgynie et la remise en cause du féminin et du masculin
- l’ouverture à de nouvelles gammes
- L’invention et à la fois la récupération
En d’autres termes, la Haute-couture du siècle passé se repose sur des contradictions assumées qui lui permettraient de se renouveler et de changer constamment de visions.


La récupération reste donc un mot d’ordre dans la Haute-couture, les deux exemples ci-dessus de J.-P. Gaultier et d’Yves-Saint-Laurent nous le démontrent.
Le styliste du XXème siècle doit également rester en équilibre sur deux objectifs:
Proposer quelque-chose de nouveau à chaque collection
et
Garder une identité artistique fidèle à la maison représentée
Vous l’aurez compris, la Haute-couture du XXème siècle reste très floue à définir en raison de ses multiples contradictions. En Histoire de la Mode, comme en Histoire tout court, donner une date précise au début officiel de la Mode Moderne dépend donc de beaucoup de choses.
Voilà.
Sources:
- GHERCHANOC Florence, HUET Valérie, « Pratiques politiques et culturelles du vêtement, essai historiographique », Éditions Presses Universitaires de France, Revue Historique, n° 641, 2007, pp. 3 à 30, [en ligne], disponible sur : http://www.cairn.info, modifié le 12/02/2018
- JAMES COLE David, « Patrimoine et innovation : Charles Frederick Worth, John Redfern ou la naissance de la mode Moderne », Mode de recherche n°16, Publication semestrielle – juin 2011, pp. 3 -12, [en ligne] disponible sur : http://www.ifm-paris.com, modifié le 04/03/2018
- LETHUILLIER Jean-Pierre, « Des habits et nous vêtir nos identités », Éditions Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2007
- MARTIN-HATTEMBERG J.-M., OLIVIERI F., TÉTARD-VITTU F., TRUBERT-TOLLU C, « La maison Worth 1858 – 1954 Naissance de la Haute Couture », Éditions de la Bibliothèque des Arts, Londres, 2017
- MENDES Valerie, De la Haye Amy, « La Mode depuis 1900 », Éditions Thames & Hudson, Paris, 2011
- MERCERON Dean L., « Lanvin », Éditions de la Martinière, Paris, 2008
- MILLERET Guénolée,
- « Haute-couture, Histoire de l’industrie du luxe et de la création française, des précurseurs à nos jours« , Édition Eyrolles, Paris 2015
- « La mode du XIXe siècle en images », Éditions Eyrolles, Paris, 2012
- O’FOLLOWELL Ludovic, « Le Corset, histoire, médecine, hygiène… étude historique, avec une préface de M. Paul Ginisty », Éditions A. Maloine, Paris, 1905
- ÖRMEN Catherine, « Comment regarder… La mode, histoire de la silhouette« , Édition Hazan, Paris, 2009
- POIRET Paul, “En habillant l’époque”, Éditions Grasset, Paris 1930
- SAILLARD Olivier, ZAZZO Anne « Paris Haute Couture », Éditions Skira Flammarion, Paris, 2012
- SEELING Charlotte « MODE, 150 ans d’histoire, Couturiers, Stylistes, Marques« , Édition h.p.ullmann, 2011
- TAYLOR HIGH-LIFE, LELOIR Maurice, « Enquête sur la mode féminine », Édition High-Life Taylor, Paris, 1910
- WEIL Alain, “La mode parisienne, 1912 – 1925, La Gazette Du Bon Ton”, Éditions S.N.R. Baudoin, Bibliothèque de l’Image, Paris, 2010





beau travail, j’attends la suite avec impatience!!!
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Très bel article
Merci pour l partage
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De rien , ce fut un plaisir^^
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